L’autre jour, j’ai discuté avec un catho de droite. Oui, ça sonne comme une mauvaise étiquette. Moi j’ai toujours pensé qu’on ne pouvait pas être catho et de droite, mais apparemment, c’est courant...
Un catho de droite, comme dans un catho qui a voté Sarkozy. Moi, je ne comprends pas comment on peut être adepte d’une religion qui professe l’amour, la charité, la justice, et élire un type qui veut mettre les étrangers dehors et détruire peu à peu tous les systèmes de redistribution des richesses, c’est-à-dire les garants de la justice sociale. Mais je n’ai sans doute pas tout compris.
Bref, un catho de droite. On a parlé de l’euthanasie, de l’avortement, du mariage homo... Evidemment, nous étions en désaccord sur toute la ligne. Au nom de la valeur sacrée de la vie, il était contre la légalisation de l’euthanasie, contre la légalité de l’avortement, tandis que je défendais le choix.
« Pour moi, on n'a pas un devoir de vivre. Devoir envers qui ? Si tu estimes que ta vie n'est pas digne, j'ai du mal à penser qu'une instance quelconque puisse t'obliger à la poursuivre. (...)
- Devoir envers Dieu, parce que la vie est sacrée. »
Divergence de valeurs, alors ? Pourtant, mes valeurs, elles sont chrétiennes, je crois. Comme je le disais, amour, charité, justice : ça ne sort pas de nulle part. Est-ce que je me plante complètement sur ces notions, sur le message porté par la religion chrétienne ?
Et puis, j’ai lu ça :
« L’avortement, l’euthanasie, je suis contre, parce que je croie qu’il faut protéger la vie, quelle qu’elle soit. Mais je sais aussi que ce sont des pratiques plus qu’ancestrales, alors peut-être qu’il vaut mieux élire celui qui parle de les légaliser et prendre position cependant contre leur systématisation, plutôt que de choisir celui qui se fiche de la vie si elle n’est pas Française et qu’elle ne travaille pas un peu plus (vous saviez qu’on ne meurt pas seulement d’euthanasie pré-natale ou autre, mais aussi de froid dans la rue sans droit au logement, et de faim, de guerre et de misère à l’arrivée du charter? Oui, ça rime...) »
Et là, je me dis, mais où sont les différences ? Lutter contre la « systématisation » de l’avortement et de l’euthanasie, mais est-ce que j’ai jamais voulu autre chose ? Bien sûr qu’il faut un encadrement sérieux. Et c’est pour cette raison même que l’euthanasie légalisée rendrait les choses beaucoup plus humaines.
Interdire à ceux qui veulent mettre fin à leur vie de le faire, c’est les abandonner à leur sort. Le suicide, ce n’est pas puni par la loi, évidemment, on peut faire ça tout seul. Mais les malades n’ont pas cette possibilité. Doivent-ils donc vivre leur souffrance jusqu’au bout, sans pitié ? Si l’euthanasie était légale, cela donnerait lieu à un vrai encadrement. Parce qu’on ne l’autorise pas sans tout faire d’abord pour réconcilier le malade avec la vie, sans s’assurer qu’il n’y a vraiment “plus rien à faire”. Il lui sera ainsi donné l’opportunité de se questionner sur la valeur de sa vie, d’accepter sa condition, de reprendre goût à l’existence. Et si cela n’est pas possible, alors qui peut juger qu’il n’a pas le droit de mourir s’il en a envie ?
Qui a le droit d’enlever à quelqu’un son pouvoir de vie et de mort sur lui-même ? C’est peut-être immoral. C’est peut-être une insulte à la « valeur sacrée de la vie ». Mais c’est son problème, son choix. La loi garantit la liberté d’opinion, je ne suis donc pas obligée de croire que la vie a une valeur sacrée, et qu’au nom de cette valeur, je n’ai pas le droit d’y mettre fin, quelles que soient les circonstances. On peut légiférer sur les relations entre personnes ; mais le choix de vivre ou de mourir, cela ne concerne qu’un seul être humain. Tant pis s’il n’a pas des principes moraux que vous estimez valables.
« Oui, mais il donne un mauvais exemple. » Ah bon, un homme qui se tue, ça donne envie aux autres de faire la même chose ? Eh bien vous savez quoi, si c’est le cas, ça veut dire qu’il y a un problème avec la vie. Qu’il faut la rendre meilleure. Qu’il faut se battre pour donner envie aux gens de se battre aussi.
Et puis, plus généralement, ça fait du bien de voir que comme je le croyais, la religion chrétienne est du côté de l’égalité, de la justice sociale.
« Le chômage et la crise, et le reste. Il faut des solutions. Le pays doit prendre des mesures. Mais le pays, c’est des gens, c’est moi, et moi, j’ai pas envie de supprimer des postes, c’est à dire des personnes, j’ai pas envie de renvoyer des sans-papiers, c’est-à-dire des personnes. On fait pas d’omelette sans casser des œufs? C’est vrai, dans ce cas, je prendrai sur moi et je me passerai d’omelette. Je ferai pas d’mal à un œuf. On a toujours le choix. Je préfère cette métaphore au mot “économie” parce que je me sens davantage la légitimité de l’utiliser, mais soyons claire, y’a peut-être des scientifiques qui nous écoutent. Je m’en fiche de couler économiquement pour partager mon bout de pain. »
Quoi qu’il arrive, même si c’est la crise, même si vous pensez qu’avec des politiques de gauche, on va dans le mur, bah « je ferai pas d’mal à un œuf ». Libéralisme, capitalisme, ou bien socialisme, ou même communisme ? Et bien d’autres encore, avec bien des nuances ! C’est à s’y perdre... Est-ce que tous ces systèmes ne se valent pas tous dans l’inefficacité ? Moi, je crois que non. Mais même si l’on ne sait pas où on va, si l’on ne sait plus comment juger quel système est le meilleur, il reste ces valeurs. Et je ne peux y accepter la moindre écorchure.
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Oscar Wilde
"The world is changed because you are made of ivory and gold. The curves of your lips rewrite history."
The Picture of Dorian Gray
La Promesse de l'aube
« Avec l'amour maternel, la vie vous fait à l'aube une promesse qu'elle ne tient jamais. On est obligé ensuite de manger froid jusqu'à la fin de ses jours. Après cela, chaque fois qu'une femme vous prend dans ses bras et vous serre sur son cœur, ce ne sont que des condoléances. On revient toujours gueuler sur la tombe de sa mère comme un chien abandonné. Jamais plus, jamais plus, jamais plus. Des bras adorables se referment autour de votre cou et des lèvres très douces vous parlent d'amour, mais vous êtes au courant. Vous êtes passé à la source très tôt et vous avez tout bu. Lorsque la soif vous reprend, vous avez beau vous jeter de tous côtés, il n'y a plus de puits, il n'y a que des mirages. Vous avez fait, dès la première lueur de l'aube, une étude très serrée de l'amour et vous avez sur vous de la documentation. Je ne dis pas qu'il faille empêcher les mères d'aimer leurs petits. Je dis simplement qu'il vaut mieux que les mères aient encore quelqu'un d'autre à aimer. Si ma mère avait eu un amant, je n'aurais pas passé ma vie à mourir de soif auprès de chaque fontaine. Malheureusement pour moi, je me connais en vrais diamants ».
Romain Gary
El secreto de sus ojos (Dans ses yeux)
"Ne refaites pas l'histoire avec des si. Vous aurez mille passés et pas de futur."
Television is a drug
Une vidéo de Beth Fulton, inspiré du poème 'Television' de Todd Alcott.
Look at me. Look at me. Look at me, look at me, look at me. Look at me.
No, no, no, don't look over there, look at me, look at me, look at me.
Are you looking at me? Is everyone looking at me? Do I have your attention? Good.
Don't get the wrong idea. I'm not trying to take over your life. You
need, what? What do you need? You need to, what? Go to the bathroom?
Fine. Get up, go to the bathroom, come back, look at me. You need, what?
You need to get something to eat? Fine. Get up, go to the kitchen, get
something to eat, come back, look at me. You need to, what, sleep?
Fine, get up, go to bed, go to sleep, get up, come back, look at me.
Okay. So we have an agreement. You will do what you absolutely need to do, and when you're done, you will come back and look at me.
Don't worry about your schedule. I am here for you. I am here for you.
Twenty-four hours a day, seven days a week, I am here for you. I am
here for you. You need me, I'm here. Fair and foul, thick and thin, I
am here for you. I am here for you. People try to tell you I'm bad? You
tell them that I am here for you. Twenty-four hours a day, fair and
foul, thick and thin, I am here for you. I am here for you. People try
to tell you I'm bad, know what that sounds like to me? Sour Grapes.
You see what I--hey, hey, hey, hey, hey, no, dont look over there,
there's nothing going on over there, look at me, look at me, look at me.
I've got stuff you wouldn't believe. Danger? Sex? Action? Death? Thrills? Comedy? All here, all in the next eight minutes.
Can you believe it? You can't. It's unbelievable. You can't believe it because its unbelievable! It's a miracle.
Just keep looking at me. Just keep looking at me. Just keep looking at
me. Look at me, look at me, look at me, look at me, look at me.

